12_Le premier clash.

Olivier va nous la rentrer au petit poil dans l’atelier ! C’est parfait, les choses s’annoncent bien. C’est pas bon ça, quand ça s’annonce bien. En plus des aprioris, je suis doté d’un fort potentiel superstitieux. C’est dû à mon expérience artistique, ma relation aux autres et la réputation d’Olivier !

Pour bricoler un peu et ne jamais achever beaucoup, je sais que démonter c’est facile, c’est même ce qu’il y a de plus facile. Le plus dur c’est les finitions. Il est encore lointain le moment des finitions, mais il y a des candidats à l’ouvrage, des promesses que je n’ai pas finis d’entendre. De nature altruiste, je les sais, je vais réélire tous mes amis, restent à savoir s’ils vont tenir leurs paroles. Mais intimement, je sais qui viendra, qui fera et qui dira qu’il a fait, mais que je ne verrais jamais. C’est marrant, mais ça renvoie à un sentiment de déjà vécu. Cette caravane, c’est comme un examen de fin de scolarité.

Comme quoi, je sais pas si c’est une bonne idée d’avoir demander une subvention, parce qu’après l’avoir reçu, maintenant c’est à moi de tenir mes engagements. Alors je vais commencer par remercier la ville de Montbéliard. Mais je ne remercie pas le Collectif Ero, qui a préféré me lâcher la main après douze ans de bons, loyaux et services désintéressés. Mais ça c’est mon problème, pourtant je sais a quel point c’est un virage raté pour notre collaboration, quand il y a de la tôle froissé sur les vieux véhicules, on répare rarement.On continue de rouler avec.

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