23 octobre 2013_Marché de la Petite Hollande à Montbéliard

©VincentLR

Pour ces deux jours autour de la photographie archaïque en collaboration avec la MJC de la Petite Hollande, c’est Philippe Paret, photographe strasbourgeois qui va ouvrir le bal.
Rendez-vous est pris tôt ce jeudi sur un des plus grand marché du Pays de Montbéliard. Philippe et son « Afghan Box Concept » prennent possession des lieux.
Dans le brouillard, le froid et l’humidité, nous sommes dans l’Est, et sous le regard interrogatif des badauds et des commerçants, Philippe sort le matériel avec pour objectif (le comble pour un photographe) de faire quelques portraits et surtout de faire un peu découvrir une autre façon de faire des images photographiques.
D’abord, « l’Afghan Box Concept » c’est une machine qui ne passe pas inaperçu et qui émerveille petits et grands. Imaginer une boite muni d’un objectif dans laquelle il y a à la fois un appareil de prise de vue mais aussi un laboratoire de développement argentique. Jusque là, on peux imaginer une sorte de « Polaroïd © », un appareil à développement instantané. Sauf que l’ensemble est une boite de 1,20 m de coté sur 70 cm de large et d’environ 1 m de haut…et pèse allégrement ses 30 kilos. Bref l’anti compact numérique par excellence. Mais quel régal, lorsque à la sortie vous obtenez un négatif de 40 x 50 cm, c’est plus qu’un appareil photo, c’est une chambre photographique.

Bien sûr, les résultats sont aléatoires, Philippe travaille « au bouchon », l’obturateur électronique et remplacé par un couvercle placé sur l’objectif, 1 seconde, 2 seconde de pause, surtout ne bougeons plus !

Mais quel rendu, on fait un bond en arrière, mais un bond qui permet de comprendre comment que ça marche la photo !

A en juger par l’attroupement autour de Philippe et de son étrange appareil, les commentaires vont bon train, les questions aussi, mais les anecdotes et les souvenirs surgissent. Un homme viendra nous parler de cette même machine qu’il avait déjà vu au « bled » quand il était enfant, le même appareil qui avait fait une photo de son père. Émotion !
Puis il y a ce commerçant qui refuse d’être pris en photo, mais nous demande sèchement, de ne pas rester devant son banc, en effet, nous nuisons à la bonne marche de ses affaires. Mais il y a un autre commerçant qui nous interpelle pour nous demander d’être pris en photo et qui trouve que nous devrions venir plus souvent, parce que nous créons une animation et que les gens peuvent venir aussi au marché pour voir des choses inattendues.

Rien est simple !

Après deux heures d’intervention, nous décidons de nous mettre en retrait, tout en restant visible, c’est un jeune qui file la main sur un stand qui vient nous voir, curieux, mais surtout désireux de se faire tirer le portrait par ce « quetru de ouf ». Philippe s’exécute, malgré la lumière difficile, le soleil en effet a fait son apparition, nous sommes toujours dans l’Est !
Il est midi, et les stagiaires en formation à la Maison des métiers de la ville font leur apparition, à nouveau, nous nous prêtons au jeu des questions et essayons de satisfaire la curiosité de chacun. En filigrane, nous sentons poindre l’intérêt d’une telle animation culturelle et photographique sur un lieu commun comme le marché…
Vaste débat.

Allez, photo de groupe.

Et sur ce coup là, ça fait pas clic clac et c’est pas à Kodak que l’on dira merci !

Mais plus à la MJC Petite hollande, son directeur et à Mélanie Gerber coordinatrice du projet.
Et puis tant que l’on y est, merci au service de la ville de Montbéliard et surtout à la police municipale et ses placiers, qui n’étaient pas vraiment au courant de notre venu… »On s’installe pas sur un marché comme on veut monsieur ! »

La galerie de Vincent Leroy sur cette journée.

 

En savoir plus sur cet appareil

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