30_Porte d’empoigne

J’ai toujours eu des problèmes lorsque j’installe ou fabrique des portes. Oui, il y en a qui font des portes, tu sais, celles dont on ne sait jamais où l’on a foutu ces p….. de clés. Ah, les clés, c’est toujours quand tu es à la bourre pour partir au boulot que tu te demandes où tu les as laissé hier soir en rentrant ? Au fond je maudis les voleurs, sans eux, pas de clés, sans clé, une place dans ton esprit serait libéré ! C’est Proudhon qui a raison : »la propriété c’est le vol. »A chaque fois que je les égare je pense à la Roumanie, le pays de Vlad l’empaleur, il faisait couper la main à tous ceux qui volaient, que ce soit une pomme ou de l’argent, s’ils récidivaient une seconde fois, c’était l’autre main qui leur était enlevé, et si malgré cela, ils recommençaient, on se demande comment (sic !) et bien il les faisait empaler. La légende dit que Vlad plaça un jour une coupe en or en plein milieu de la place centrale de Târgovi. Les voyageurs assoiffés avaient le droit de se servir de la coupe, mais elle devait rester en place. Selon les sources historiques, celle-ci ne fut jamais dérobée et resta à sa place tout le temps du règne de Vlad. Finalement la terreur peut avoir du bon quand il s’agit d’engager un combat pour l’ordre et l’honnêteté. En attendant un hypothétique retour à ce principe, qui mêle despotisme et esprit libertaire (ouah !), je me rends compte que si j’avais écouté Denis et découpé une porte pleine, elle serait déjà posée. Compte tenu du placage en tôle et des garnitures de l’encadrement, elle pèse son poids. Mais maintenant que l’emplacement de la serrure a été minutieusement découper, je vais pouvoir l’installer. Mais avant je vais la gorgée de fongicide et de vernis à bateau.

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