5_Il faut aussi un marteau…

Il nous faut partir maintenant, poliment nous refusons de boire un coup. Ça ne se fait pas, d’autant qu’une transaction réussie est une transaction arrosée. Quel manque de savoir vivre! Mais l’idée de devoir franchir le mur canin vivant, nous pousse à transgresser les règles de vie les plus élémentaires ! D’autant qu’avec élégance et fermeté, je me permets de réclamer le marche-pied de la caravane.
Et puis, il faut atteler. Et ça, rien que d’y penser…
Ensuite, au-delà de l’acte d’accrochage, il va falloir tracter ! Avec des barres de toit, j’ai une piètre image de moi, avec une caravane, je ne visualise plus, je n’y arrive pas.
Il faut que je laisse Jean-Marc faire. Après tout, il en a une plus grosse que moi ( de caravane) et c’est lui le spécialiste.
Une seule dent dans la tête d’attelage, un peu comme dans la ritournelle qui parle de la mâchoire à Mathieu ! Normal, c’était l’époque où la ceinture était à peine obligatoire, 1976 ! Nous décidons de la jouer « roots » et gras, on accroche. On tente de décrocher, on tente encore ! On s’échine, nos vertèbres nous suggèrent alors d’utiliser une cale morte et un maillet.

4_Justice pour tous !

J’ai eu du mal à le faire ce chèque, je ne sais toujours pas si c’est à cause du berger allemand debout sur la table qui me matait d’un oeil torve et la babine légèrement remonté sur les canines, ou si c’est à cause du cocker qui me reniflait inlassablement les parties sous la table. Et puis dehors il y avait le roquet de service, celui qui gueule tout le temps, surtout quand tu lui demandes de la fermer. Le genre de clebs non identifiable qui te donne une envie folle de te mettre au football.

A bien relire la carte grise, il y avait comme un truc qui collait pas, c’est pénible l’instinct. Si tes potes sont là pour te soutenir, tu as quand même la sale impression d’être seul, même entourés de treize clébards et quatre humains. Dans ces cas-là tu te dis que tu es un homme de parole et que de toutes façons si il y a embrouille tu ferras confiance en la justice de ton pays.

Des avocats t’en connais ! Oui, mais eux, te reconnaitront ils ?

3_L’expérience de l’âge.

Treize clébards, le vendeur et sa femme ont treize clébards. Le coup de foudre a fait place à l’orage et la grêle. D’un coup je me suis dit que l’on ne pouvait pas faire confiance à quelqu’un qui vit avec treize chiens de races différentes. Surtout lorsque l’on a une grosse BMW et un oeil au beurre noir… Les aprioris, ce n’est pas toujours bon et ça ne remplace pas l’expérience.

Connu et vérifié : les grands sont fourbes, les petits aigris, les chômeurs alcooliques, les étudiants drogués, les Italiens menteurs et les Français géniaux. Mais quand il nous a narrer que les clients de la dernière voiture qu’il a vendu, sont revenus armés d’un fusil, prétextant que leur récente acquisition à couler une bielle, une heure après la vente ; je me suis dit que oui, les préjugés c’est quand même important mélangé à l’expérience, on se prendrait presque pour Elisabeth Tessier. Seulement l’horoscope en temps réel, ça sert à que dalle !

C’est mort, j’ai signé.

2_Le gras et le maigre.

Bon, j’ai bien vu la porte a double battant bien pourrîte, le tour de la fenétre arrière bien moisi, le plancher en faux bois rose plaqué sur le linoléum de 1976, l’attelage un peu trop gras pour être sincère (pourtant je ne pense pas que ce qui est maigre est honnête, non plus !). Mais j’ai vu surtout un châssis bien sain et deux pneus neuf. Rien que pour le prix de deux pneus neuf, elle en valait la peine. Seulement je suis une brêle et négocier j’ai jamais su, je ne sais pas si c’est par timidité ou par paresse. Ou plutôt si je sais, par illusion, je crois que l’homme est bon, honnête, juste, désintéresser et sincère…comme moi !

Allez, on signe, je reviendrais la chercher lorsque je l’aurais assuré.

caravane_attache

1_La rencontre

De toutes façons quand je l’ai vu au fond de cette impasse, je savais que c’était elle. C’est pénible les coups de foudre, ça te fait passer pour une guimauve et tu as beau te raisonner, rien ni fait. C’est ça ou ça, même le rien ne fait pas parti du choix puisque tu n’en as pas ! Tu peux t’asseoir sur ta raison, elle ne te sert à rien, de toute manière c’est comme si t’en avais plus.

Quand j’ai mis ma tête dedans elle ne sentais rien, pas un pet de moisi, forcément cette absence d’odeur cachait quelque chose, mais quand tu as la raison qui est inactivé, il ne reste plus qu’à aller vers ton regret.

Par principe à la con, tu fais venir deux de tes potes, un spécialiste du caravaning et un excellent bricoleur. Trois avis valent mieux qu’un, surtout si c’est le même que le tien. Leur réponse, tu la connais déjà puisque tu les as influencés par un flot de paroles préparatoire.

La renaissance du photogramme.

Jonah Goodman’s Facebook profile.

Les laptopograms se fabriquent en appliquant du papier photosensible sur un écran d’ordinateur. Le clignotement de l’image à l’écran insole alors la surface sensible, de la même façon qu’un contact ou qu’un photogramme.
Dans ce procédé c’est l’image numérique qui impressionne le papier, celle ci est ensuite développer en chambre noire.

Le laptogram est surtout une application contemporaine du photogramme dont le procédé avait été remis au goût du jour par Christian Schad et ses schadographies ou Man Ray.

Des animations en laptogrammes

Un article de Libération

J’avoue avoir eu du mal à comprendre comment faire pour que l’écran s’allume juste le temps de l’insolation, il y a une ligne de code à saisir pour l’allumage et l’extinction…