79_Deuxième essai.

Papier négatif direct 30 x 40_portion de l’image de la caravane 2000 x 2000

Ben voilà, je crois qu’on y est est. Ce second essai de photographie au sténopé avec la caravane à aboutit. Comptons 6 heures de pause par temps gris en été.
C’est un début de valeur…
Le sas est une merveille, l’entrée est acrobatique mais facile 😉
Merci Martine, plasticienne, constructeur !
Y a plus qu’a !

 

57_Stopper les couics-couics

Dans la série des réparations, nous nous sommes décidés d’offrir à la caravane un roulement neuf et un petit dépoussiérage. Bien nous en a pris, il n’y a plus de bruit lors des déplacements, elle se manie d’une main et de surcroit le frein à main fonctionne comme au premier jour. Maintenant si à la conduite, j’ai la bonne idée de freiner un peu fort, l’assistance de freinage fait vraiment son travail…la première fois, ça surprend un peu, mais les surprises ne sont pas que pour moi. Imaginer la tête du garagiste quand je lui ai amené la Fata ! Comme souvent une démonstration vaut mieux qu’un long discours…nous sommes passés de : « ah ! c’est ça votre caravane », à, « mais c’est incroyable vot’ truc ! faut que mes employés voient ça ! » Après une semaine de séjour, le temps de retrouver un roulement, nous revoilà parti pour la suite de l’aventure.

56_Tes gonds, mais vernis

L’intérêt de l’Atelier des Forges, c’est que outre de bien rigoler, il y a un bon service après-vente ! Bien rire et assurer la prestation jusqu’au bout, vous en trouverez vous des « rongeurs » (commerçants en argot), qui vous font rire et reprennent la came si ça ne colle pas…

Dans les deux cas, nous étions dans l’excès. La porte était trop lourde, les ferrures d’origine se sentaient un peu faible après plusieurs centaines d’ouvertures-fermetures et une partie du vernis avait quelque peu blanchi au soleil. C’est donc dans la joie, l’humour et sous le soleil que nous reprenons les petites parties abimés.

44_Pinhole Day

Jour J, nuit blanche et gueule de mort pour moi ! 120 visiteurs. Le soleil cogne ! Le club photo de Colombier-Fontaine assure la partie démonstration de cette journée et le texte du jour !

Par François Buisson
24 avril, journée internationale du sténopé
C’est par un bel après-midi printanier que s’est déroulée cette sympathique manifestation qui a vu une participation nombreuse du public qui dés 13 heures est arrivé en famille, tous intéressés par les diverses activités proposées. A l’entrée de la tour Henriette, la caravane de la fée Morgana accueille les participants. En fait cette roulotte est un immense sténopé et une caméra obscura.
Sur place était proposée une exposition de photos toutes prises aux sténopés, de Daniel Nowak, de Florian Roy ou de membres du Photo-club de Colombier Fontaine.
Jean Daubas, initiateur depuis 2011 des journées Internationales du Sténopé animait la camera obscura installée dans la salle des gardes de la tour Henriette. C’est une centaine de spectateurs, petits et grands, qui se s’est retrouvée dans la pénombre de la salle à regarder le paysage extérieur cul par dessus tête, voir le TGV passer au plafond, les bus traverser l’image, les roues en l’air. Expérience inoubliable et magique pour la plupart. La manifestation prévue jusqu’à 18h, se prolonge  dans l’ombre d’un jour tombant à 20h20. 
Le club de Colombier Fontaine a animé le stand de l’accueil, expliquant aux visiteurs les différents matériels de prise de vue exposés, allant de la valise en carton, à la boîte à bijoux, en passant par la boîte de bonbons Quality Street hexagonale pour des photos à 360° avec 4 sténopés. En tout une trentaine de sténopés étaient présentés. Inutile de dire que le stand attirait questions.
Le photo club avait installé un laboratoire de développement argentique dans une des salles du château. Ce sont environ quarante personnes qui sont passées dans l’espace du laboratoire à regarder l’apparition de l’image sur le papier photographique. Chaque personne repartait avec la photo qu’elle avait prise. 
En un mot une très belle journée d’initiation à un mode de photo désuet et à l’encontre de ce qui se fait actuellement ou tout va vite et tout est virtuel. A reconduire!
 à suivre par ici : http://www.pinholeday.org/
http://www.photoclub-colombierfontaine.com/

43_Mise en peinture

Couché sous la caravane, je vais passer la nuit à enduire le dessous d’un vernis bitumeux, vu que je n’ai plus de dos, l’enfer en comparaison doit être bien doux ! Le compresseur d’Olivier ronronne sans arrêt, même avec des protections auriculaires, le bruit est infernal. Mais le résultat est là….Olivier va peindre en trois jours et deux nuits il dormira une fois deux heures et une autre fois six heures, sa détermination force l’admiration. Sa dextérité au pistolet aussi. Ce type est un véritable artiste, il mériterait d’être reconnu plus qu’il ne l’ait ! Petit à petit, les formes et couleurs prennent corps. Denis lui règle encore une foule de détails et dans la précipitation va crever un pneu, bien sûr nous n’avons rien pour réparer la crevaison. Heureusement, demain c’est samedi, mais il va perdre la matinée à courir après une réparation, du coup, il revient avec une roue réparée et deux autres roues de secours. Olivier peint inlassablement. On rigole, mais quelque part, on se sent proche de nos compatriotes roumains… Je retrouve Denis vers 3 h 00 allongé sur un bout de polystyrène sous une couverture, il ronfle. Purée, la vie d’artiste ce n’est vraiment pas la Bohème, mais bien la Roumanie !

42_Mise au jaune

Denis va encore passer une journée et une partie de la nuit, a réglé des menus détails, notamment l’étanchéité du lanterneau et des bords du toit, il s’applique à passer un tissu armé d’une résine. Pendant ce temps Olivier ponce, il est fin motivé, on se met une dernière fois d’accord sur les motifs à peindre, c’est une partie cruciale, je n’aurais que changer d’avis que trois fois outre l’envie de la peindre en noir et de marquer POLICE ou en blanc annoté de VACCINATION, dans les deux cas, elle aurait été malvenue sur les quartiers ou dans les écoles…. Olivier termine d’appliquer la peinture d’accroche et apporte tous ses outils et les pots de peinture à l’atelier. Il sait comme nous qu’il lui reste deux jours et trois nuits. Comme d’habitude, il va falloir faire un travail présentable dans un laps de temps record. La tension est palpable, nous sommes tous fatigués, nous décidons de filer droit et surtout, surtout de ne pas nous mettre des pancartes sur la gu…le pendant les 72 heures qui restent. Pour maintenir le moral des troupes au plus haut, je fais des courses alimentaires digne de la mairie de Paris sous Chirac, sauf que nous ne travaillons pas sous des lambris doré et que les nuits vont être fraiches.

41_Mise au noir.

Dernière ligne droite, Serge et moi peignons intégralement en noir l’intérieur. La journée passe vite, la peinture sèche rapidement, tant mieux, je vais pouvoir mettre la seconde couche dans la foulée. Avec le recul, nous sommes tous satisfait, il reste une foule de détails à régler mais c’est la valse des journalistes qui va nous ralentir un peu, Patricia du Pays, l’autre quotidien, vient alors que je l’avais un peu oublié et puis Olivier, rédacteur dans un webzine passera aussi, on prend le temps mais c’est la course. En fin d’après midi, nous descendons la caravane de ses chandelles. Elle grince, craque, mais ne s’effondre pas. Tiens c’est curieux, mais elle nous semble heureuse d’entamer une seconde vie. Je lui trouve une fière allure. Avec sa nouvelle roue jockey, elle se pousse d’une main ! Nous nous congratulons, c’est la bonne taille de caravane, ni trop petite, ni trop grande ! Allez, à la douche maintenant !

40_Le polyane noir

Heureusement que ça fonctionne ! Depuis octobre que l’on est sur ce projet, il n’aurait manqué qu’une m….. de ce genre. Il nous reste moins d’une semaine et aujourd’hui, les gens de l’Est Republicain, le plus fort tirage de la région viennent nous voir. Pour travailler un peu avec eux, je les connais, si on n’a rien de visuel à leur proposer, ils vont nous pulvériser menu. On va trouver un stratagème artistique pour dissimuler l’absence de peinture. Nous allons bâcher la caravane prétextant que nous ne voulons pas qu’elle soit vue avant la journée du sténopé…être artiste, c’est mentir, un peu, beaucoup et si je n’ai rien d’un artiste, je sais bien mentir ! Nous allons passer trois heures à emballer l’objet sous une belle bâche noire. Succès garanti, prendre en photo une masse noire, n’importe quel photographe hurlerait et c’est le cas, Françis Reinoso, nous maudit en arrivant ! Même si nous avons imaginé une mise en scène autour, nous avons du mal à lui faire admettre que nous ne voulons pas que l’on nous reconnaisse sur les photos. Nous portons tous les trois des masques à souder. On aimait bien le côté Daft Punk, mais rien n’y fait, après moult débats, on abandonne l’idée, même si nous trouvons qu’elle était bonne ! Après la séance, nous nous remettons au boulot, Denis va finir de poser les plaques de flancs et je termine les assises des bancs. Serge, le journaliste chargé de la rédaction de l’article, pris d’un élan de générosité se propose de venir mettre la main au pot, il passera le lendemain tout mettre au noir. Olivier lui retourne dans son atelier et continue à frénétiquement travailler sur son projet « Castor 75 ».

38_Et l’aveugle vu

Ce matin, c’est la déprime, j’ai plus de power, plus de pounch, plus de dos, plus de moral, ni de morale…c’est ground zéro dans ma tête ! Et c’est dans cette situation que d’avoir des amis, ça aide : je termine ces satanés bancs et on ferme le tout pour faire un essai, c’est la meilleure des prévisions !. A la fin de la journée, il manque les assises, mais l’ensemble existe. Après un énième calcul et une moyenne entre les différentes formules : d = 1.9 * √(f*0.00055) , d = 0.045*√(f) , d = 1/22*√(f) ,d = 1/28*√(f), nous en concluons qu’un trou de 1,89 mm devrait être convenable, pour des questions pratiques, nous perçons un bout de laiton avec un foret de 2mm.C’est le moment tant attendu, sauf qu’il est 01 h 00 du matin passé et qu’il fait nuit depuis belle lurette, alors on installe devant le trou, tout ce que l’atelier possède en éclairage électrique et nous voilà Denis, Olivier et moi enfermé dans la caravane avec un café ! On dirait trois daubots ! Et on attend…Olivier fait une fixette sur les entrées de lumière et le manque d’étanchéité, ils nous gonflent sévère au bout de 48 secondes, alors pour améliorer la perception, nous bachons la caravane et cette fois elle est vraiment étanche…nous y retournons, 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes et toujours rien, le trou est petit, la luminosité pas suffisamment importante, au bout de 20 minutes Denis hurle : « là je vois ». Oui, c’est faible, mais on voit bien Olivier dehors qui fait l’imbécile….