96 _ Stage de fabrication

affiche_stenopLors de la quinzième Journée Mondiale de la Photographie au Sténopé tout le monde sur la planète est invité à prendre une photographie avec un sténopé, à la télécharger sur http://www.pinholeday.org et ainsi participer à la plus grande galerie de photographies au sténopé sur internet.

Des centaines de manifestations locales se dérouleront dans le Monde pour promouvoir cette ancienne, mais de plus en plus populaire, pratique photographique. De nombreux volontaires, dans beaucoup de pays, organiseront des symposiums, réunions, ateliers et des formations pour permettre cette expérience photographique, initier de nouveaux pratiquants et favoriser l’émergence de nouveaux artistes.
Les sténopés n’ont pas de lentille, ni d’objectif et les photographies au sténopé sont simplement prises à travers un petit trou de la taille d’une aiguille. Utiliser ce type d’appareils photo qui peuvent être fabriqués avec une boîte est très amusant, éducatif et créatif. N’importe quel container, boîte de thé, conserve de tomate, canette, boîte de chaussures, boîte en bois, rendu étanche à la lumière suffit.

Montbéliard ne sera pas en reste puisque l’association Fata Morgana, le plasticien Denis Lucaselli et le photographe Daniel Nowak organisent un atelier de construction et d’utilisation du sténopé.
Ce stage d’une journée se déroulera à Montbéliard le samedi 25 avril 2015  dans la maison-atelier du photographe.
Lors de cette journée, vous apprendrez à comprendre le principe de la formation d’une image, à fabriquer votre propre appareil et à l’utiliser.
Au programme :
Découverte, construction, prises de vues, laboratoire photo, chimie…
Fournitures plastiques et photographiques incluses, repas compris, 7 participants, 2 intervenants, 1 cuisinière.
Horaires de 9h15 à 17h00, 60€.
Réservation obligatoire

Plus de renseignements sur le site de l’association ou au 06 81 99 05 88

79_Deuxième essai.

Papier négatif direct 30 x 40_portion de l’image de la caravane 2000 x 2000

Ben voilà, je crois qu’on y est est. Ce second essai de photographie au sténopé avec la caravane à aboutit. Comptons 6 heures de pause par temps gris en été.
C’est un début de valeur…
Le sas est une merveille, l’entrée est acrobatique mais facile 😉
Merci Martine, plasticienne, constructeur !
Y a plus qu’a !

 

70_Fabriquer un solargraphe et faire une image avec…

A la suite des remarques faites après la parution dans l’Est républicain de l’image à la pause de 14 mois et aux réflexions sur le site Mac Génération, où l’on m’accuse de me nourrir essentiellement de ®ico®é et d’engrosser les dromadaires,  je vous propose un petit tutoriel…

Comment faire de la solargraphie ?
Le matériel
Une boite en métal, des ciseaux, de l’aluminium ou du laiton, des forêts et/ou une épingle, du ruban adhésif et de la peinture noire.

La méthode
En premier lieu, il vous faut une boite que vous allez rendre étanche à la lumière, puis que vous allez équiper d’un trou afin qu’une image se forme sur la face opposé (au trou). Ce qui veut dire que la boite de ®ico®é n’est pas un mètre étalon, vous pouvez utilisé des petites cartouches de pellicules en plastique pour rester discret ou des boites de conserves type « collectivité » si vous voulez faire dans le grand angulaire…le fait que votre boite soit cylindrique n’est pas non plus une méthode unique

 

 

 

La boiboite
Vous allez pratiquer un trou d’environ 6 à 8 mm de diamètre sur le flanc et au centre de la boite puis vous allez peindre l’intérieur de votre récipient en noir mat de préférence, ce qui évitera le « flare ». Laissez sécher et attendre que l’odeur de peinture soit évaporé…sur ce point, il est important d’éviter les interférences chimiques étrangères  !
Pendant que les odeurs disparaissent, vous vous atteler à rendre votre couvercle le plus opaque possible, ne le peignez pas, la peinture ne tient pas sur les couvercles plastique, elle s’écaille et vient se coller sur le papier photo…utiliser donc du ruban adhésif noir dit d’électricien ou de la toile américaine.

 

Le trou sténopéïque


Une fois votre gros trou percé et la boite peinte, il faut fabriquer un petit trou que vous allez placer devant le gros (trou). Pour ça, il  vous faut déjà faire un semblant de calcul en fonction de la focale de votre sténopé, en vous aidant de ces formules :
d = 1.9 * √(f*0.00055)
d = 0.045*√(f)
d = 1/22*√(f)
ou encore d = 1/28*√(f)
d étant le diamètre de votre trou et f la focale ( la focale étant la distance entre le trou et la face opposé, l’endroit où se forme l’image…)
Mais comme je vous devine des consommateurs au temps de cerveau disponible, vous avez d’excellentes applis pour vos aîefaunes ou ce calculateur en ligne : http://www.mrpinhole.com/holesize.php

Vous allez donc percer un trou du diamètre déterminé dans un métal dur, type laiton, en prenant soin d’en polir les bords afin d’éliminer les copeaux et les bavures, un petit bain d’acide est préconisé mais je vais quand même pas vous refiler tous mes trucs…
Pour ceux qui ne se sentent pas investir dans des forêts épaulés de 0,2 mm à 15€ les trois et un pointeau, il reste la solution du papier aluminium à percer avec une épingle sur une surface vitré…


Ce tout petit trou va venir se placer à l’intérieur de la boite devant le grand ! Là il faut faire preuve de patience et de dextérité, mais comme vous le savez avec des morceaux de ruban adhésifs ont fait des miracles…
D’ailleurs n’oubliez pas d’en mettre un morceau sur le trou en guise d’obturateur ! Si vous optez pour de l’aluminium protéger le avec du papier pour ne pas que le scotch adhère et déchire l’alu.

 

 

 

 

 

 

 

Le chargement.
Il vous faut du papier adapté à la taille de votre sténopé / solargraphe, ce papier vous le trouverez sur le net en petite quantité, à la boutique de votre quartier, dans des vieux stocks voire chez un pote féru de labo…bien sûr il faut charger en lumière inactinique ou dans l’obscurité en plaçant la feuille face au trou bien sûr…

l’idéal étant de la mettre en place avec du ruban adhésif (toujours) sur deux coins afin quels ne bouge plus. Votre feuille va subir les outrages de la météo, donc les conditions de vie à l’intérieur de la boite vont être terrible, chaleur, humidité, froid, sécheresse…
Sachez que les papiers ne réagissent pas de la même manière en fonction de leurs marques, grades, supports…
La feuille en place, refermer la boite et scotcher convenablement le couvercle à la boite.
Vous pouvez au préalable jeter un sachet de sel déssicatant pour contenir la condensation.
Votre solargraphe est prêt.

La mise en place

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Face à la course du soleil, en hauteur, à ras du sol, ou vous voulez, mais avec une bonne inclinaison et sur un support fixe et stable…Pour exemple, une boite de ®ico®é et un trou de 0,2 mm donne une champ équivalent à un 20mm en 24×36 environ, donc tout paraîtra loin sur l’image et si vous n’inclinez pas assez vous n’aurez pas la course zénithal du solstice d’été…

 

 

Fixer solidement avec du ruban adhésif, des bracelets plastiques (type ®ilsan), du fil de fer, de la corde….penser au vent, à la pluie…enlever votre scotch obturateur et laisser le sur le couvercle ou le fond de la boite, vous serez content de le retrouver lors du relevé.

 

 

 

 

 

 

Le temps de pause

Une journée suffit.

Mais, idéalement faite une pause du solstice à un équinoxe, ou le contraire ou d’un équinoxe à un autre ou d’un solstice à un autre. Il n’y a pas de règle, c’est en fonction de vos envies et de l’endroit où vous poser la boite…risque t ‘elle d’attirer l’attention, d’être vandaliser, déplacer, détruite…Lorsque j’en place en ville je laisse mes coordonnées téléphonique dessus avec la mention ne pas détruire…je note aussi la date de dépot.

Le relevé
Prévoyez du ruban adhésif et des ciseaux, refermer le trou avec le scotch et démonter votre boite, noter le lieu la date de relevé.
Eventuellement remettre une nouvelle boite…

L’ouverture
L’ouverture de la boite se fait à la pénombre et là c’est en général un truc de malade car vous n’avez pas besoin de développer la feuille, l’image existe déjà, elle est en général peu contrasté mais bien présente. De plus les aléas l’on patiner, trace d’eau, rouille, tache de doigt, poussières…
Ne tenter pas de fixer la photo, l’oxydo réduction serait fatale et ferra disparaître l’image.
Si vous posséder un très bon scanner à plat, vous pouvez l’utiliser mais éviter la passe de prévisualisation qui altérera votre originale, les scanners de gammes inférieurs créeront eux des stries de balayages. Je vous conseille de faire une reproduction photographique, c’est rapide, efficace et réduit les dommage. Vous rangez ensuite l’originale à l’abri de la lumière.

Le traitement
Avec un logiciel de traitement d’image, vous effectuez une inversion des couleurs, un réglage de la courbe, et une symétrie horizontale.
Il ne reste plus qu’a en faire un tirage…

Pourquoi ça fait ça ?
Sincèrement, j’en sais pas grand chose, sinon que le papier photo subit la loi de la réciprocité ou effet Schwarzschild, plus vous exposez une surface sensible à la lumière, moins cette surface devient sensible, ensuite l’insolation continue, crée, une réaction photochimique, nan !!!

La loi fondamentale de la photochimie, connue sous le nom de loi de Grotthus-Draper, spécifie que seule la radiation absorbée par un système peut initier une réaction photochimique.
Si un flux d’intensité I0 pénètre un milieu homogène, il sera partiellement réfléchi à chacune des interfaces (Ir) et absorbé par le milieu (Ia). L’intensité du flux lumineux émergeant du milieu traversé sera en conséquence donnée par:
It = I0 – Ia – Ir

Si avec ça vous avez oublier que c’est la terre qui tourne autour du soleil, vous êtes bon pour un camp de rééducation…

Et moi pour un internement après le second tour, merci à Sara ma fille pour sa patience en ce mercredi et à mes voisins qui se sont demandés ce que j’allais encore branler avec une échelle contre le pylône électrique de la rue…

La renaissance du photogramme.

Jonah Goodman’s Facebook profile.

Les laptopograms se fabriquent en appliquant du papier photosensible sur un écran d’ordinateur. Le clignotement de l’image à l’écran insole alors la surface sensible, de la même façon qu’un contact ou qu’un photogramme.
Dans ce procédé c’est l’image numérique qui impressionne le papier, celle ci est ensuite développer en chambre noire.

Le laptogram est surtout une application contemporaine du photogramme dont le procédé avait été remis au goût du jour par Christian Schad et ses schadographies ou Man Ray.

Des animations en laptogrammes

Un article de Libération

J’avoue avoir eu du mal à comprendre comment faire pour que l’écran s’allume juste le temps de l’insolation, il y a une ligne de code à saisir pour l’allumage et l’extinction…